Immobilier à Bordeaux : la cote quartier par quartier

par 20/05/2026

Panorama des prix de l’habitat ancien dans la capitale girondine.

Immobilier à Bordeaux : la cote quartier par quartier

Cachet, espaces verts, desserte, établissements scolaires… Les atouts et la cote des différents quartiers de Bordeaux.

Pour le chic et l’historique : les plus beaux quartiers bordelais

Triangle-d’Or

Ce quartier, le plus chic de Bordeaux, est délimité par les cours Georges-Clemenceau et de l’Intendance ainsi que par les allées de Tourny. L’une de ses rues, la rue Voltaire (6 600 €/m2), occupe la 6e place du palmarès Se Loger des rues les plus chères de France. Proches de rues piétonnes, commerçantes et de théâtres, les appartements de caractère en immeubles de style haussmannien coûtent au moins 6 000 €/m2. « Cela peut monter à 7 000 €/m2, voire davantage, pour certaines pépites rénovées en étage élevé », précise Aymeric Sabatié-Garat, de Barnes. Riche, urbain, animé… ce secteur attire une clientèle aisée, c’est-à-dire des « séniors bordelais en quête du tout-à-pied, retraités venus d’ailleurs, jeunes actifs, le plus souvent sans enfants ».

Les Chartrons – Jardin public

Ancien royaume des négociants en vins, les Chartrons restent prisés depuis leur reconfiguration urbaine il y a vingt ans. Doté d’une façade sur la Garonne, ce quartier historique affiche une identité urbaine marquée : petits immeubles, chais transformés en lofts d’habitation, maisons de négociants. « Les appartements à rénover dans une rue sans cachet coûtent environ 3 000 /m2. Mais la note double pour une belle adresse bien rénovée (place des Chartrons, rue Notre-Dame…). Loin néanmoins du pic à 9 000 €/m2 atteint après le Covid-19 », précise Dominique Rollin, de Century 21.

Dans le prolongement des Chartrons, vers le centre-ville, le quartier du Jardin public séduit pour son environnement résidentiel. Dans la partie nord de ce poumon vert de Bordeaux, plusieurs rues (Barennes, Vergniaud, Albert-Pitres et Montgolfier) sont jalonnées de maisons bourgeoises dont les tickets d’entrée démarrent à 600 000 ou 800 000 €. Au sud, les appartements sont plus nombreux. Ceux qui sont en bon état et perchés aux derniers étages d’hôtels particuliers transformés en copropriétés partent à des prix allant de 5 500 à 6 000 €/m2.

Les Bassins-à-Flot – Ginko

Surfaces rationnelles, balcons ou terrasses offrant parfois des vues sur l’eau… Proposés de 3 500 à 4 000 €/m2, les appartements des immeubles exclusivement récents des Bassins-à-Flot peinent néanmoins à trouver preneur. 

Plus au nord, vers Bordeaux-Lac, l’écoquartier Ginko (2 900 logements, 10 000 habitants), que dessert le tramway, est plus accessible : de 3 000 à 3 200 €/m2.

Écoquartier Ginko,  place Jean-Cayrol : surfaces rationnelles aux prix accessibles  
Photo © huỳnh thị

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Caudéran – Parc bordelais

Valeurs sûres, ces quartiers aimantent les familles en quête d’une maison au calme et à proximité des bonnes écoles. À Caudéran, « le ticket d’entrée commence à 800 000 € pour des biens en bon état avec un jardin », indique Clément Kaufmann, chez Espaces atypiques. Du côté du Parc bordelais, les budgets grimpent en raison de plus vastes parcelles et surfaces habitables allant jusqu’à 300 m2. La note démarre à 1,2 million d’euros et grimpe à 2 ou 3 millions pour un hôtel particulier, une chartreuse ou une maison de maître de la rue du Bocage ou des avenues Carnot et Félix-Faure.

Nansouty

Loin de l’agitation et de la circulation du centre-ville, cet agréable secteur gentrifié à l’esprit de village profite du réaménagement urbain du périmètre de la place Nansouty, centre névralgique aux nombreux commerces et doté d’un joli marché. Proche de la gare et du secteur des Capucins, son parc immobilier abrite surtout des « échoppes bordelaises, prisées et cédées de 5 000 à 5 800 €/m2 », chiffre Lalanne Immobilier.

Et si vous accostiez rive droite, de retour en grâce ?

Bastide

Longtemps boudée, la rive droite de Bordeaux, et plus précisément la Bastide, est devenue en quinze ans un quartier où il fait bon vivre et dont l’attrait est renforcé par ses restaurants, ses rues végétalisées et ses réaménagements urbains. Érigée sur d’anciens terrains marécageux et semi-industriels, cette zone désormais bien établie offre des prix un peu plus doux que sur l’autre rive. Animés et bien desservis par les transports, les deux pôles les plus courus sont la place de Stalingrad (à la sortie nord du pont de Pierre), située près du jardin botanique, et la place Calixte-Camelle. « Si le premier secteur concentre surtout des appartements valorisés autour de 4 500 €/m2, le second offre une vie de quartier moins dense dont les maisons et les échoppes sont dotées d’un jardin et dont les prix oscillent entre 450 000 et 600 000 € », indique Olivier Zenouda, de Nestenn. « Ce secteur attire des familles à la recherche d’espaces intérieurs et extérieurs », ajoute Aurélie Monnereau, mandataire de Capifrance.

Le Bouscat

Au nord-ouest de Bordeaux, cette commune est un marché de report des habitants intraboulevards en quête de prix plus doux. Au menu, un large panel de biens (du studio à la maison de pierre) bien desservis par la ligne D du tramway. « En résidence des années 1970, comptez environ 3 000 €/m2, montant idéal pour un primo-accédant célibataire ou un jeune couple », note Émilie Revillon d’Apreval, de Laforêt. L’éventail du prix des maisons ? De 330 000 € pour une échoppe simple à rénover entièrement, à 1 million d’euros pour un bien plus grand.


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