Ce soir-là, dans un site rénové de ce qui fut jadis un magasin Cuisine Plus, des producteurs de vin et des brasseurs ont défendu et écoulé leurs productions dans les verres d’un public mêlant familles et fêtards de tous âges, dans une ambiance musicale de boîte de nuit.
Des événements comme celui-là, l’enseigne V and B en a organisé beaucoup. En vingt-quatre ans, l’enseigne née en 2001 à Château-Gontier, ville moyenne de Mayenne, d’une idée d’association de deux voisins commerçants vendeurs de vins pour l’un (Jean-Pierre Derouet), de bières pour l’autre (Emmanuel Bouvet), a tout de suite fait le pari des zones d’activité commerciales (ZAC) pour déployer le concept. Pari gagnant : l’enseigne inaugurait à Bordeaux-Lac son 295e magasin.

Né d’une fusion de deux commerces de vins et de bières, le concept mayennais V and B, ici à Bordeaux-Lac, compte désormais 295 enseignes. © Fabien Cottereau, SO
1 000 candidats à la franchise chaque année
« Série toujours en cours », se félicite Basile Brehin patron des enseignes V and B. « Nous pensons qu’il y a encore de la place pour 200 V and B de plus. Nous sommes attendus partout, poursuit-il. Le concept facile d’accès, accessible à tous les budgets, s’adressant à une large clientèle – qu’elle cherche une bonne bouteille ou à déguster une bière ou un vin après la débauche –, plaît à des clients qui vont de l’étudiant au cadre sup mais aussi aux candidats à la franchise… Nous examinons environ 1 000 demandes par an ! » assure ce dernier.
« En fait nous suivons l’évolution des ZAC »
Le déploiement rapide de V and B tient au succès de son concept, de son offre qui rencontre une demande, mais il s’explique aussi par le choix des emplacements. « En choisissant cette France des zones commerciales ou industrielles, nous accédons à des mètres carrés moins chers qu’en centre-ville, c’est évident. Dans ces zones, les démarches sont aussi beaucoup plus simples qu’en ville, ce qui facilite notre déploiement », note le dirigeant.
Parfois pointées du doigt pour leur laideur supposée, les zones commerciales et industrielles des entrées de ville connaissent aujourd’hui un regain d’attractivité. Les foules s’y pressent le soir venu, attirées par une nouvelle génération de bars, brasseries, restaurants et lieux festifs. Ces territoires « sans cachet » s’imposeraient-ils comme terrain de sociabilité populaire ?
Des mètres carrés moins chers qui permettent à beaucoup de concepts de tenter leur chance, comme V and B en 2001. « Je ne sais pas si nous sommes un moteur de la dynamisation des ZAC, je pense plutôt que nous sommes arrivés au bon moment avec le bon concept et que nous suivons l’évolution de ces zones commerciales qui offrent des propositions gastronomiques et festives nouvelles et proposent des ambiances de plus en plus travaillées… Le tout souvent moins cher qu’en ville, ce qui séduit de plus en plus de monde », relève Basile Brehin.