Bordeaux : le son de la cloche de l’église Notre-Dame du Lac gêne des riverains du quartier Ginko

Sud Ouest | 18/01/2023

Plusieurs habitants du quartier se plaignent du bruit engendré par le clocher. La paroisse estime quant à elle qu’il égaie la vie du quartier

Bordeaux : le son de la cloche de l’église Notre-Dame du Lac gêne des riverains du quartier Ginko

« Est-ce vraiment nécessaire qu’elle sonne toutes les heures ? », se demande Benjamin Grobet depuis le début du mois de décembre lorsqu’il entend la cloche de l’église Notre-Dame du Lac.

Ces deux dernières années, un certain nombre de contraintes logistiques empêchaient l’instrument de fonctionner, et donc de résonner...

« Est-ce vraiment nécessaire qu’elle sonne toutes les heures ? », se demande Benjamin Grobet depuis le début du mois de décembre lorsqu’il entend la cloche de l’église Notre-Dame du Lac.

Ces deux dernières années, un certain nombre de contraintes logistiques empêchaient l’instrument de fonctionner, et donc de résonner dans l’écoquartier Ginko, à Bordeaux. De nouveau opérationnel, il s’est remis en marche depuis lors, dans un premier temps chaque jour – week-ends et jours fériés compris – entre 7 et 23 heures. Au grand dam de Benjamin Grobet, donc, et de plusieurs voisins.

« La nuisance est récurrente. Je me demande si c’est vraiment important, dans un quartier aussi densément peuplé, qu’elle ait besoin de résonner comme ça. » L’homme, qui en connaît un rayon puisqu’il travaille dans un magasin de hi-fi près des Quinconces, explique que le problème du clocher vient de sa hauteur. « Normalement, une cloche n’est pas entourée d’immeubles plus hauts qu’elle. Dans les conditions actuelles, le son résonne directement sur les étages supérieurs. »

Horaires resserrés
Ce schéma explique en partie les différences de ressentis entre les riverains, selon l’endroit où ils sont placés. Il y a d’un côté ceux qui ont en marre. Mireille, au rez-de-chaussée de l’immeuble collé à l’église, trouve la situation « pesante ». Un étage au-dessus, Mouna est lassée de devoir sans cesse être réveillée le matin. Au contraire, toujours dans le même immeuble mais exposé d’une autre manière, Sophie estime que le clocher ne trouble pas le calme de la résidence. Dans le bâtiment juste en face, séparé par l’avenue, peu d’habitants rencontrés ont à se plaindre de nuisances sonores. Khedidja y voit même une « sorte d’animation ».

La paroisse de l’église Notre-Dame du Lac loue quant à elle une sonnerie qui contribue « à enchanter le cœur des habitants ». Dans un communiqué publié sur Facebook, elle assure que « l’on ne compte plus le nombre de riverains et de commerçants qui sont enthousiasmés d’entendre résonner la cloche ».

De son côté, Benjamin décide de partager sa gêne dans un post Facebook. Il apprend alors l’existence d’une autre riveraine qui a déjà engagé des démarches auprès de la paroisse en charge de l’église. Après plusieurs échanges, la paroisse a accepté, au début du mois, de modifier les horaires durant lesquels sa cloche sonne. Elle s’agite maintenant entre 8 et 20 heures la semaine, et de 10 à 20 heures le week-end. « C’est mieux », commente Benjamin Grobet, partiellement satisfait. L’homme aimerait désormais que l’intensité du bruit baisse, et qu’elle ne résonne pas forcément toutes les heures. « Plutôt lorsque les circonstances religieuses le justifient. »

Une réunion a eu lieu mardi 17 janvier en début de soirée pour essayer de trouver un compromis qui convienne à chacun. Sans qu’aucune alternative ne soit avancée pour le moment, la paroisse a assuré s’être « mise d’accord pour travailler à trouver le juste tempo de la cloche ».

Auteur(s) : @ Sud Ouest